Sommaire
En bref
- L’échelle de Bovis est un outil radiesthésique créé vers 1935 pour quantifier l’énergie d’un lieu, d’un aliment ou d’une eau via un pendule et un cadran gradué en unités Bovis (UB).
- Les praticiens attribuent à l’eau du robinet une valeur autour de 4 000 à 5 000 UB, contre 8 000 à 10 000 UB pour une eau de source ou dynamisée.
- Aucune étude indépendante n’a validé la reproductibilité de ces mesures : l’échelle de Bovis reste un référentiel symbolique, non une mesure physique reconnue.
- Elle peut compléter une démarche personnelle de soin de l’eau, sans remplacer un filtre certifié ni une analyse de potabilité.
Posez un verre d’eau du robinet à gauche, un verre d’eau de source à droite. Tenez le pendule au-dessus du cadran gradué. Pour les praticiens de la radiesthésie, la différence est lisible : autour de 4 000 unités Bovis d’un côté, plus de 8 000 de l’autre. Que mesure-t-on réellement, et avec quelle fiabilité ? C’est la question que cet article prend au sérieux.
Née dans une pratique radiesthésique française des années 1930, l’échelle de Bovis reste l’une des grilles les plus citées en naturopathie pour évaluer la vitalité de l’eau. Certains la consultent avant de choisir un filtre, d’autres après avoir dynamisé leur carafe. Voici son origine, son mode d’emploi avec un pendule, les valeurs conventionnellement citées, et, à mon sens la partie la plus utile, un regard critique loyal sur ses limites.
L’échelle de Bovis : origine du biomètre et principe radiesthésique
Alfred Bovis était un artisan niçois qui, vers 1935, mit au point un cadran gradué qu’il appela biomètre, pour quantifier l’énergie supposée rayonnée par différents matériaux et aliments. Le principe repose sur la radiesthésie : le praticien tient un pendule au-dessus du cadran et observe ses oscillations, qu’il relie à une valeur en unités Bovis (UB).
Le cadran classique va de 0 à 18 000 UB, parfois au-delà selon les auteurs contemporains. Au départ, Bovis s’intéressait à la fraîcheur des aliments et à l’énergie supposée des monuments anciens, les pyramides d’Égypte en particulier. La pratique a migré ensuite dans les cercles géobiologiques, avant de trouver une résonance dans les communautés de l’eau vivante à partir des années 1970.
Ce qui rend cet outil singulier pour les questions d’eau, c’est qu’il répond à une interrogation que les analyses chimiques ne traitent pas : non plus « cette eau contient-elle du nitrate ? » mais « cette eau me convient-elle, à cet instant, dans cet état ? ». L’échelle de Bovis se situe délibérément dans ce registre subjectif, pas dans la physique des fluides.
La synthèse la plus répandue aujourd’hui doit beaucoup au géobiologue André Simoneton, qui a étendu la grille aux aliments et aux êtres vivants dans les années 1940-1950 (son ouvrage Radiations des aliments, ondes humaines et santé, Courrier du Livre, 1971, reste une référence dans ce courant). Ce cadre théorique n’a jamais été soumis à une procédure de validation scientifique indépendante, point que nous examinons en détail plus loin.
Valeurs de référence : que signifient les unités Bovis ?
Lieux, aliments, êtres vivants : les fourchettes usuelles
Dans la littérature radiesthésique, un seuil organise tout : 6 500 UB marquerait le passage entre une énergie perçue comme positive et une énergie considérée comme dévitalisée. Un être humain en bonne santé se situerait entre 7 000 et 10 000 UB, selon les praticiens qui ont codifié ces fourchettes. En dessous de 6 500 UB : zones géopathogènes, aliments ultra-transformés, eaux très chlorées. Au-delà de 9 000 UB : aliments vivants (germinations, kéfir), eaux de source, eaux dynamisées.
Ces fourchettes sont des conventions internes à la pratique, sans correspondance avec une unité physique reconnue (Hertz, Tesla, Joule).
Eau courante, eau de source, eau dynamisée : les écarts courants
Pour l’eau, les valeurs divergent nettement selon la nature et le traitement :
- Eau du robinet : 4 000 à 5 000 UB, parfois moins selon le réseau et le niveau de chloration
- Eau en bouteille plastique : souvent dans la même fourchette, voire inférieure
- Eau de source fraîche : 8 000 à 10 000 UB dans la majorité des témoignages
- Eau structurée ou dynamisée : 10 000 UB et au-delà dans plusieurs descriptions
Ces écarts alimentent l’intérêt pour les techniques de dynamisaton. Ils restent des données issues de mesures non reproductibles d’un praticien à l’autre, ce qui leur donne un statut d’indication subjective plutôt que de référence objective.
Mesurer le taux vibratoire de l’eau avec un pendule : méthode pas à pas

Pour qui souhaite s’essayer à l’évaluation avec un pendule, voici le protocole généralement décrit par les praticiens.
Matériel : un pendule (cristal, métal ou bois) et un cadran biomètre gradué en UB, disponible dans les boutiques spécialisées.
Cinq gestes :
- Posez le cadran à plat sur une surface stable, votre verre ou carafe à côté. Formulez mentalement : « Quel est le taux vibratoire de cette eau ? »
- Tenez le pendule à 20-30 cm au-dessus du cadran, bras calme. Attendez qu’il se stabilise avant de commencer.
- Déplacez-le lentement de 0 vers 18 000 UB. Observez à quel repère son mouvement change (rotation circulaire ou amplification des oscillations).
- Lisez la valeur à laquelle le changement s’est produit. Notez-la.
- Répétez deux fois. Un écart inférieur à quelques centaines d’UB est considéré comme cohérent dans cette pratique.
Pour approfondir votre rapport à l’eau et comprendre comment certaines interventions sont censées modifier la qualité perçue, les articles Quelle eau boire au quotidien ? et Comment faire de l’eau structurée ? vous donneront des pistes complémentaires et nuancées.
Ce qui peut faire évoluer le taux vibratoire de l’eau selon les praticiens
Plusieurs interventions sont associées, dans cette approche, à une hausse des valeurs mesurées.
La structuration arrive en premier : verser l’eau en vortex d’un récipient à l’autre, la laisser reposer dans un contenant en verre au soleil, ou la poser sur une plaque de cristal de roche. Ces gestes s’appuient sur les travaux de Viktor Schauberger sur le mouvement de l’eau et sur les hypothèses de Gerald Pollack (Université de Washington) concernant l’eau à zone d’exclusion. Ces recherches restent hors du courant scientifique dominant ; les hypothèses méritent d’être connues sans pour autant être présentées comme des mécanismes établis.
Les perles de céramique EM, fabriquées à partir d’argile et de micro-organismes efficaces selon la méthode du professeur Teruo Higa (Université des Ryûkyû, Okinawa), sont aussi mentionnées par de nombreux praticiens pour améliorer la vitalité perçue de l’eau au quotidien. Le geste est simple : déposer les perles dans une carafe en verre, laisser reposer quelques heures, observer l’évolution du goût et l’atténuation de l’odeur de chlore. Pour s’essayer à ce rituel, les perles de céramique EM des Verts Moutons sont une option française accessible, avec le code promo FERME pour une réduction à la commande. L’intérêt pratique reste avant tout l’amélioration du goût, la réduction de l’odeur de chlore et la diminution des bouteilles en plastique, pas une hausse garantie en unités Bovis.
Pour combiner ce rituel avec une filtration à performance mesurable, le guide des filtres à eau par gravité compare les principales solutions disponibles en France.
Limites et regard critique : ce que l’échelle de Bovis ne mesure pas

C’est, à mon sens, la section la plus utile de cet article.
L’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) a analysé le biomètre et les mesures en unités Bovis dans plusieurs publications disponibles sur afis.org. Sa conclusion est nette : les valeurs obtenues par deux praticiens différents sur le même objet divergent systématiquement, et aucune étude en double aveugle n’a produit de résultats supérieurs au hasard. La reproductibilité indépendante du praticien n’est pas établie.
En France, les critères de qualité de l’eau potable sont définis par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), en application des directives européennes. Ces critères portent sur des paramètres chimiques, microbiologiques et radiologiques mesurables avec des instruments étalonnés. L’unité Bovis n’en fait pas partie, et aucun organisme de normalisation international ne l’a intégrée à ses référentiels depuis la création du cadran, en 1935.
Cela ne disqualifie pas l’usage personnel et symbolique de l’outil. Cela impose en revanche une distinction nette : usage exploratoire pour une pratique personnelle, oui ; substitut à une mesure physique de la qualité de l’eau, non.
Si la question est « cette eau est-elle sûre pour mes enfants ? », la réponse doit venir d’une analyse certifiée (DDPP ou laboratoire agréé). Les ressources officielles via service-public.fr orientent vers les dispositifs de contrôle de l’eau potable disponibles dans chaque commune. L’article Eau osmosée, eau filtrée ou eau distillée : comment choisir ? vous aidera à identifier les solutions qui agissent sur la qualité chimique réelle de votre eau.
Articuler l’échelle de Bovis avec une démarche cohérente pour l’eau du quotidien
Les deux logiques coexistent sans problème : un filtre certifié traite la qualité physico-chimique mesurable ; un rituel de dynamisaton ou d’observation radiesthésique entretient un rapport conscient à l’eau. Beaucoup de familles pratiquent déjà les deux, sans toujours le formuler ainsi.
Un repère utile : selon les données publiées par le CREDOC (Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie), environ 20 % des foyers français filtraient leur eau à domicile en 2024, une proportion en progression régulière depuis 2020, portée par la défiance envers le plastique des bouteilles et une sensibilité accrue aux micropolluants. C’est dans ce contexte que des outils comme l’échelle de Bovis connaissent un regain d’intérêt : ils répondent à un besoin de rapport actif et conscient à l’eau, là où les analyses chimiques fournissent des données mais pas de geste.
Pour construire votre démarche, une progression possible : une filtration certifiée adaptée à votre réseau local, puis un rituel de dynamisaton si la démarche vous parle (perles de céramique EM, vortex, minéraux naturels), et l’échelle de Bovis, si elle vous convient, comme outil d’exploration subjective de la qualité perçue. Gardez la distinction claire : ressenti et relation à l’eau d’un côté, qualité physico-chimique certifiée de l’autre.
Ce qu’il faut retenir
L’échelle de Bovis offre un cadre intuitif pour qui cherche à affiner son rapport à l’eau. Elle peut nourrir un rituel de soin ou une curiosité radiesthésique, à condition de ne pas lui demander ce qu’elle ne peut pas fournir. Les unités Bovis ne certifient ni la pureté, ni la sécurité, ni la composition chimique de l’eau. Un repère symbolique peut tout à fait coexister avec une filtration certifiée. L’un complète l’autre.